Descendre la vallée de la Somme en famille — 225 km à pied avec Anaëlle, le bébé Charlotte en poussette et le chien Spark. De Fonsomme à Saint-Valery-sur-Somme, une ode à la lenteur.
Il est des voyages qui ne se mesurent pas à la hauteur des sommets gravis, mais à la qualité des instants partagés. En juillet dernier, Capitaine Rémi a troqué ses équipements de l'extrême pour une aventure d'un nouveau genre : descendre la vallée de la Somme au rythme des pas de sa compagne Anaëlle, du sommeil de leur petite Charlotte et de la truffe au vent de leur fidèle Spark.
Loin de la quête de performance, ce voyage de 225 kilomètres a été pensé comme une ode à la contemplation. De la source discrète de Fonsomme jusqu'aux lumières changeantes de la Baie de Somme, l'idée était de redécouvrir un territoire proche, de s'imprégner de la poésie des chemins de halage et de vivre pleinement ses premiers pas de parents dans un décor naturel apaisant.
La vallée de la Somme possède une aura particulière, une sorte de quiétude hors du temps. Pour de jeunes parents, le fleuve offre un guide naturel et rassurant. Les berges aménagées permettent une progression fluide, où le murmure de l'eau accompagne les siestes de l'enfant. C'est un cadre où la logistique s'efface pour laisser place à l'observation des hérons cendrés, des péniches colorées et des reflets du ciel dans les étangs de Haute-Somme.
L'arrivée de Charlotte a agi comme un nouveau prisme. Voyager avec un nourrisson impose une bienveillance envers soi-même et son entourage. On ne regarde plus la carte pour voir combien de kilomètres il reste, mais pour trouver le prochain coin d'ombre ou le village accueillant. Chaque halte devient une occasion de rencontre, la poussette étant souvent le point de départ de conversations chaleureuses avec les habitants.
Spark, le compagnon à quatre pattes, a été le gardien de cette cohésion. Sa présence rappelle l'importance de l'instinct et de la simplicité. Qu'il s'agisse de se reposer à l'ombre d'un saule pleureur ou de veiller sur le campement lors des bivouacs, il a partagé chaque kilomètre avec une fidélité silencieuse, rappelant que l'aventure est avant tout une histoire de "meute" et d'unité.
On en retient que le monde est vaste, même à quelques heures de chez soi. Cette descente de la Somme a prouvé que la micro-aventure est un luxe accessible. Arriver face à la mer à Saint-Valery-sur-Somme, après avoir vu le fleuve grandir de jour en jour, procure un sentiment de plénitude rare. C'est une invitation à oser la lenteur, à accepter les imprévus avec le sourire et à chérir ces souvenirs qui constitueront, plus tard, les premières histoires racontées à Charlotte.
"L'aventure ne se trouve pas dans la distance, mais dans le regard que l'on porte sur ce qui nous entoure."
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